{"id":1022,"date":"2020-09-10T12:03:46","date_gmt":"2020-09-10T10:03:46","guid":{"rendered":"http:\/\/www.per-turbas.fr\/?page_id=1022"},"modified":"2024-06-06T11:03:37","modified_gmt":"2024-06-06T09:03:37","slug":"cours-de-philosophie-generale","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/cours-de-philosophie-generale\/","title":{"rendered":"cours de philosophie g\u00e9n\u00e9rale"},"content":{"rendered":"<\/p>\n<p>Dans sa phase initiale, le cours se pr\u00e9sente l\u2019air de rien sous la figure d\u2019une dissertation construite en deux temps trois mouvements, puisque le troisi\u00e8me moment est moins trait\u00e9 qu\u2019indiqu\u00e9. Il s\u2019agit en effet de montrer que la pens\u00e9e occidentale prend, depuis les Grecs, la forme d\u2019une r\u00e9flexion critique qui pr\u00e9suppose, pour pouvoir prendre position, d\u2019avoir compris et donc de com-prendre deux th\u00e8ses contradictoires en opposition frontale [par convention, A <em>vs <\/em>\u0100]. Mais le d\u00e9bat commence, \u00e0 proprement parler, lorsque les th\u00e8ses argument\u00e9es se r\u00e9pondent et s\u2019opposent mutuellement des objections qui contestent les pr\u00e9suppos\u00e9s de l\u2019autre position ou pointent des failles dans l\u2019argumentation adverse. Il existe <em>de facto<\/em> sept objections formelles qui se trouvent employ\u00e9es dans les textes philosophiques&nbsp;: <em>confusion<\/em> entre deux concepts, <em>illusion<\/em>, <em>contradiction<\/em> entre deux propositions, <em data-rich-text-format-boundary=\"true\">g\u00e9n\u00e9ralisation abusive <\/em>d\u2019un cas particulier&nbsp;; <em>erreur<\/em> de raisonnement (ou paralogisme), <em>pr\u00e9suppos\u00e9 injustifi\u00e9<\/em>, raisonnement <em>unilat\u00e9ral<\/em>. La pens\u00e9e est correctement construite lorsqu\u2019elle est capable de justifier sa progression d\u2019une th\u00e8se \u00e0 l\u2019autre par une objection cons\u00e9quente. Le cours du premier semestre le montre par deux fois et, la premi\u00e8re fois, en r\u00e9fl\u00e9chissant de surcro\u00eet sur le sens du processus \u00e9ducatif et, donc, sur le proc\u00e9d\u00e9 ou la m\u00e9thode qu\u2019il convient d\u2019employer pour avancer dans la r\u00e9flexion :<\/p>\n<ol>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ol>\n<li>Les sens du processus \u00e9ducatif&nbsp;: instruire (Hegel) ou former l\u2019esprit critique (Kant)<\/li>\n<li>Vie <em>ou<\/em> existence humaine&nbsp;? Entre \u00e9thique du plaisir de vivre (\u00c9picure) et morale de la justice au nom du Bien (Platon)<\/li>\n<\/ol>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p>\u00c0 la faveur des inspirations du moment, le cours programm\u00e9 est entrecoup\u00e9 de <em>digressions<\/em> qui peuvent anticiper de futures explications ou bien encore analyser l\u2019actualit\u00e9 en se servant de cat\u00e9gories \u00e9labor\u00e9es dans d\u2019autres cours. C\u2019est le cas, par exemple, lorsque la distinction \u00e9labor\u00e9e <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/maux-et-mots-de-la-violence\/\">par ailleurs<\/a> entre plusieurs niveaux de violence est mobilis\u00e9e pour mieux comprendre les guerres en cours, les actes terroristes ou les violences criminelles&nbsp;:<\/p>\n<ol>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ol>\n<li>contraindre par la force, au lieu de convaincre par la parole (en plaidant par exemple au tribunal), revient \u00e0 <em>faire violence<\/em> en imposant quelque chose \u00e0 quelqu\u2019un sans avoir son consentement (\u03b2\u03af\u1fb3 s\u2019oppose ici \u00e0 \u1f14\u03c0\u03b5\u03b9)&nbsp;;<\/li>\n<\/ol>\n<\/li>\n<\/ol>\n<p style=\"padding-left: 80px;\">1-2. Si le boycott alimentaire d\u2019un pays revient bien \u00e0 faire violence \u00e0 toute une population en la mettant sous pression psychologique et physiologique, d\u2019une mani\u00e8re plus ou moins importante selon le rapport de force entre puissances et la situation \u00e9conomique du pays, ce type de mesure a pour effet tr\u00e8s brutal de <em>provoquer<\/em> des violences effectives, comme le d\u00e9c\u00e8s des nourrissons et la sous-alimentation de la population, alors que ces violences ne sont pas <em>commises<sup>2<\/sup><\/em> \u00e0 proprement parler. <em>Faire violence \u00e0<\/em><sup>1<\/sup> quelqu\u2019un en le mettant sous pression pour extorquer son consentement, ou en usant m\u00eame de la force physique pour le pousser \u00e0 faire quelque chose sans le brutaliser ou le violenter pour autant, ce n\u2019est pas encore <em>commettre une violence<\/em><sup>2<\/sup>, mais cela peut <em>provoquer<\/em><sup>1-2<\/sup> indirectement des violences en effet.<\/p>\n<ol>\n<li style=\"list-style-type: none;\">\n<ol start=\"2\">\n<li><em>commettre<\/em> une violence par un acte agressif qui s\u2019attaque et porte atteinte \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de quelqu\u2019un&nbsp;;<\/li>\n<li><em>s\u2019adonner<\/em> sadiquement <em>\u00e0 une ultra-violence<\/em> exacerb\u00e9e et d\u00e9cha\u00een\u00e9e, \u00e0 la fois excessive et transgressive (\u1f55\u03b2\u03c1\u03b9\u03c2), qui se compla\u00eet dans le simple fait de perp\u00e9trer des violences, simplement ou excessivement, cruelles, par exemple pour se venger.<\/li>\n<\/ol>\n<\/li>\n<\/ol>\n<pre style=\"padding-left: 40px;\"><em><span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>Montaigne, <\/strong><\/span><\/em><span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>Les Essais<\/strong><\/span><br><br>Ils [*les <span style=\"color: #ff0000;\">Tupinamba<\/span>] ont leurs guerres contre les nations qui sont au del\u00e0 de leurs montaignes, plus avant en la terre ferme, ausquelles ils vont tous nuds, n\u2019ayant autres armes que des arcs ou des esp\u00e9es de bois, apoint\u00e9es par un bout, \u00e0 la mode des langues de noz espieuz. C\u2019est chose esmerveillable que de la fermet\u00e9 de leurs combats, qui ne finissent jamais que par meurtre et effusion de sang ; car, de routes et d\u2019effroy, ils ne s\u00e7avent que c\u2019est. Chacun raporte pour son troph\u00e9e la teste de l\u2019ennemy qu\u2019il a tu\u00e9, et l\u2019attache \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de son logis. Apres avoir long temps bien trait\u00e9 leurs prisonniers, et de toutes les commoditez dont ils se peuvent aviser, celuy qui en est le maistre, faict une grande assembl\u00e9e de ses cognoissans : il attache une corde \u00e0 l\u2019un des bras du prisonnier, <span class=\"ws-noexport\"><span class=\"OptionText\" title=\"couche&nbsp;C\">par le bout de laquelle il le tient, esloign\u00e9 de quelques pas, de peur d\u2019en estre offenc\u00e9,<\/span><\/span>&nbsp;et donne au plus cher de ses amis l\u2019autre bras \u00e0 tenir de mesme&nbsp;; et eux deux, en presence de toute l\u2019assembl\u00e9e, l\u2019assomment \u00e0 coups d\u2019esp\u00e9e. Cela faict, ils le rostissent et en mangent en commun et en envoient des lopins \u00e0 ceux de leurs amis&nbsp;<span id=\"88\" class=\"pagenum ws-pagenum\" title=\"Page:Montaigne - Essais, \u00c9d de Bordeaux, 1.djvu\/178\"><\/span>qui sont absens. Ce n\u2019est pas, comme on pense, pour s\u2019en nourrir, ainsi que faisoient anciennement les Scythes&nbsp;: c\u2019est pour representer une extreme vengeance. Et qu\u2019il soit ainsi, ayant apper\u00e7eu que <span style=\"color: #ff0000;\">les Portuguois<\/span>, qui s\u2019estoient r\u2019alliez \u00e0 leurs adversaires [*les Tupinankin], usoient d\u2019une autre sorte de mort contre eux, quand ils les prenoient, qui estoit de <span style=\"color: #ff0000;\">les <span style=\"color: #0000ff;\">enterrer jusques \u00e0 la ceinture, et tirer au demeurant du corps force coups de traict, et les pendre apres&nbsp;<\/span><\/span>: ils penserent que ces gens icy de l\u2019autre monde, comme ceux qui avoyent sem\u00e9 la connoissance de beaucoup de vices parmy leur voisinage, et qui estoient beaucoup plus grands maistres qu\u2019eux en toute sorte de malice, ne prenoient pas sans occasion cette sorte de vengeance, et qu\u2019elle devoit estre plus aigre que la leur, commencerent de quitter leur fa\u00e7on ancienne pour suivre cette-cy. Je ne suis pas marry que nous remerquons l\u2019horreur barbaresque qu\u2019il y a en une telle action, mais ouy bien dequoy, jugeans bien de leurs fautes, nous soyons si aveuglez aux nostres. Je pense qu\u2019 <span style=\"color: #0000ff;\">il y a plus de barbarie \u00e0 manger un homme vivant qu\u2019\u00e0 le manger mort, \u00e0 deschirer, par tourmens et par ge\u00e9nes, un corps encore plein de sentiment, le faire rostir par le menu, le faire mordre et meurtrir aux chiens et aux pourceaux (comme nous l\u2019avons, non seulement leu, mais veu de fresche memoire, non entre des ennemis anciens, mais entre des voisins et concitoyens, et, qui pis est, sous pretexte de piet\u00e9 et de religion), que de le rostir et manger apres qu\u2019il est trespass\u00e9<\/span>. [livre I, chap. 31 \"Des cannibales\"]<br><br>Les morts je ne les plains guere, et les envierois plustost ; mais je plains bien fort les mourans. <span style=\"color: #0000ff;\">Les Sauvages ne m\u2019offensent pas tant, de rostir et manger les corps des trespassez, que ceux qui les tourmentent et persecutent vivans<\/span>. Les executions mesme de la justice, pour raisonnables qu\u2019elles soient, je ne les puis voir d\u2019une veu\u00eb ferme. [...] Quant \u00e0 moy, en la justice mesme, tout ce qui est au del\u00e0 de la mort simple, me semble pure cruaut\u00e9 : Et notamment \u00e0 nous, qui devrions avoir respect d\u2019en envoyer les ames en bon estat ; ce qui ne se peut, les ayant agit\u00e9es et desesper\u00e9es par tourmens insupportables. [...] Je vy en une saison en laquelle nous abondons en exemples incroyables de ce vice, par la licence de <span style=\"color: #ff0000;\">noz guerres civiles<\/span>&nbsp;: et ne voit on rien aux histoires anciennes, de plus extreme, que ce <span style=\"color: #0000ff;\">que<\/span> nous en essayons tous les jours. Mais cela ne m\u2019y a nullement apprivois\u00e9. A peine me pouvoy-je persuader, avant que je l\u2019eusse veu, qu\u2019il se fust trouv\u00e9 des ames si farouches, qui pour le seul plaisir du meurtre, le voulussent commettre&nbsp;; <span style=\"color: #0000ff;\">hacher et destrancher les membres d\u2019autruy&nbsp;; aiguiser leur esprit \u00e0 inventer des tourmens inusitez, et des morts nouvelles, sans inimiti\u00e9, sans proufit, et pour cette seule fin, de jou\u00efr du plaisant spectacle, des gestes, et mouvemens pitoyables, des gemissemens, et voix lamentables, d\u2019un homme mourant en angoisse. Car voyla l\u2019extreme poinct, o\u00f9 la cruaut\u00e9 puisse atteindre<\/span>. [livre II, chap.11 \"De la cruaut\u00e9\"]<\/pre>\n<p>Apr\u00e8s la digression, plus ou moins longue, le cours ne peut que reprendre son cours programm\u00e9 qui le m\u00e8nera \u00e0 retrouver, \u00e0 un moment donn\u00e9 ou \u00e0 un autre, la r\u00e9flexion engag\u00e9e par la digression : par exemple, lorsqu\u2019il sera question de la justification par Thrasymaque de la violence tyrannique [Platon, <em>R\u00e9publique<\/em>, livre&nbsp;I, 344a-c&nbsp;; trad. E.&nbsp;Brandy, Les Belles Lettres, 1959, p.&nbsp;30-31].<\/p>\n<p>Conform\u00e9ment au programme officiel, le cours se d\u00e9roule en plusieurs temps&nbsp;: apr\u00e8s la <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/cours-de-philosophie-generale\/2\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">s\u00e9quence introductive<\/a> sur les sens du processus \u00e9ducatif, le premier moment du cours porte sur <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/cours-de-philosophie-generale\/3\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Conna\u00eetre&nbsp;: science et m\u00e9taphysique<\/em><\/a>, alors que le second moment du cours s\u2019interroge sur <em><a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/cours-de-philosophie-generale\/4\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Agir en soci\u00e9t\u00e9<\/a>&nbsp;: de l\u2019\u00e9thique \u00e0 la <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/politique-cours-2020\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">politique<\/a><\/em>.<\/p>\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Quelques corrig\u00e9s de dissertation sont propos\u00e9s par <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/cours-de-philosophie-generale\/disserter\/\">ailleurs<\/a> en contrepoint du d\u00e9but du cours enregistr\u00e9 \u00e0 l'automne 2020...<\/pre>\n\n\n\n<!--nextpage-->\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">S\u00e9quence introductive<\/h5>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\"><mark style=\"background-color:rgba(0, 0, 0, 0)\" class=\"has-inline-color has-bright-red-color\">Les sens du processus \u00e9ducatif<\/mark><\/h3>\n\n\n<p>S&#8217;agit-il d&#8217;enseigner la v\u00e9rit\u00e9 et, donc, d&#8217;en transmettre le savoir doctrinal au risque d&#8217;en-doctriner les esprits immatures <br data-rich-text-line-break=\"true\"><em>ou bien, au contraire,<\/em> <br \/>convient-il de cultiver la facult\u00e9 de juger et de penser par soi-m\u00eame pour pr\u00e9parer la jeunesse \u00e0 affronter la vie civile et citoyenne avec une certaine autonomie?<\/p>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<h6 style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/\"><strong>extrait<\/strong><\/a><strong> de la <span style=\"color: #ff0000;\">m\u00e9thode<\/span> d&#8217;analyse (de <em>per turbas) <br \/><\/em>ou probl\u00e9matisation perturbatrice<\/strong><\/h6>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">La r\u00e9flexion sur <em>les sens<\/em> diff\u00e9rents d&#8217;un m\u00eame terme, utilis\u00e9 pour d\u00e9signer divers ph\u00e9nom\u00e8nes \u00e0 analyser, ouvre la voie \u00e0 la d\u00e9termination de <em>l\u2019essence<\/em> du ph\u00e9nom\u00e8ne en question. Cette m\u00e9thode d\u2019analyse ne pr\u00e9suppose aucunement, par principe, que l\u2019essence rassemble les divers sens, divergents, par le miracle d\u2019une r\u00e9conciliation dialectique entre les positions contradictoires. Bien au contraire, la pens\u00e9e critique part du principe, perturbant, qu\u2019il faut assumer les contradictions sans pr\u00e9tendre les surmonter dans une sorte de r\u00e9solution fictive du probl\u00e8me&#8230;<\/p>\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><br>Apprendre la philosophie pour conna\u00eetre la v\u00e9rit\u00e9 (<strong>Hegel<\/strong>) <br><em>vs<\/em> apprendre \u00e0 philosopher pour former l\u2019esprit \u00e0 l\u2019autonomie (<strong>Kant<\/strong>)<\/p>\n\n\n\n<p>Le cours engage une r\u00e9flexion sur le sens de l\u2019apprentissage philosophique en confrontant les conceptions oppos\u00e9es de Kant et Hegel \u00e0 propos de la finalit\u00e9 et de la m\u00e9thode de l\u2019enseignement de la philosophie. L\u2019objectif de cette s\u00e9quence introductive, \u00e0 la fois r\u00e9trospective (par rapport \u00e0 l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e) et prospective (pour l\u2019ann\u00e9e en cours), est double&nbsp;: au niveau formel, initier \u00e0 la m\u00e9thode d\u2019\u00e9tude et d\u2019explication de texte, tout en construisant une dissertation en deux temps&nbsp;; au niveau du contenu, fixer des rep\u00e8res (d\u00e9finitions de la substance, de la cause, etc.) et ouvrir \u00e0 des probl\u00e8mes qui seront trait\u00e9s au cours de l\u2019ann\u00e9e (v\u00e9rit\u00e9 et illusion, libert\u00e9 de penser, etc.). <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/1-methode-explication.wav\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">m\u00e9thode d&#8217;explication de texte<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">I. explication du texte de Hegel <\/h6>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/2-explication-Hegel.wav\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">explication de la premi\u00e8re phrase (th\u00e8se de Hegel sur la m\u00e9thode)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/3-explication-Hegel.wav\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">explication de la seconde phrase<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/4-explication-Hegel.wav\"><\/audio><figcaption class=\"wp-element-caption\">explication de la troisi\u00e8me phrase (formulation de l&#8217;antith\u00e8se sur la finalit\u00e9 de l&#8217;enseignement)<br>jusqu&#8217;\u00e0 28e minute!<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9tude de Hegel permet notamment de prendre connaissance de sa conception de l\u2019histoire de l\u2019esprit (universel) et de sa corr\u00e9lation avec l\u2019histoire de la philosophie&nbsp;: l\u2019analyse de la progression dialectique entre les d\u00e9finitions cart\u00e9sienne et spinoziste de la substance permet de reconstituer la d\u00e9duction h\u00e9g\u00e9lienne de la notion de cause \u00e0 partir de la substance.<\/p>\n\n\n\n<pre class=\"wp-block-preformatted\">Une digression cons\u00e9quente est faite \u00e0 propos de <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/cours-sur-le-corps\/9\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Spinoza<\/a> dont la position \u00e9thique (<em>mens idea corporis<\/em>) est expliqu\u00e9e sur le fondement de sa conception de la substance acosmique qu'est <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/cours-sur-le-monde\/7\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">la nature<\/a> (<em>deus sive natura<\/em>).<\/pre>\n\n\n\n<p>[objection] N&#8217;y a-t-il pas un raisonnement unilat\u00e9ral de la part de Hegel \u00e0 se focaliser exclusivement sur l&#8217;objectif d&#8217;instruire en transmettant la connaissance <em>th\u00e9orique <\/em>de la v\u00e9rit\u00e9 (que l&#8217;histoire de la philosophie a permis de d\u00e9couvrir progressivement et dialectiquement au cours du temps)? Ne faut-il pas au contraire reconna\u00eetre l&#8217;objectif <em>pratique <\/em>de l&#8217;\u00e9ducation qui est de former l&#8217;esprit critique et civique des jeunes gens en les exer\u00e7ant \u00e0 la r\u00e9flexion personnelle pour leur permettre d&#8217;affronter les difficult\u00e9s de la vie civile \u00e0 venir en toute autonomie?  <\/p>\n\n\n\n<h6 class=\"wp-block-heading has-text-align-center\">II. explication du texte de Kant<\/h6>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>La progression de Hegel \u00e0 Kant repose sur la probl\u00e9matique de la distinction entre th\u00e9orie et pratique. L\u2019analyse du texte de Kant d\u00e9gage, au niveau th\u00e9orique, la diff\u00e9rence entre connaissances empiriques et <em>a priori<\/em>, l\u2019opposition entre croire et savoir, etc. L\u2019apport ultime de la s\u00e9quence est de montrer la distinction d\u00e9cisive entre la compr\u00e9hension d\u2019une v\u00e9rit\u00e9 \u00e9vidente et le discernement critique d\u2019une connaissance probl\u00e9matique&nbsp;: d\u2019une part, la reconnaissance (<em>Einsicht<\/em>) d\u2019une \u00e9vidence intuitive ou d\u00e9ductive sur le mod\u00e8le du raisonnement logico-math\u00e9matique&nbsp;; d\u2019autre part, la recherche personnelle sur la base d\u2019une exp\u00e9rience relative qui forme \u00e0 la vie civique (penser par soi-m\u00eame pour agir en citoyen autonome). Comme l&#8217;opuscule sur les Lumi\u00e8res le montre, cela signifie &#8220;r\u00e9former la mani\u00e8re de penser&#8221; en cessant de se soumettre aveugl\u00e9ment aux autorit\u00e9s (spirituelles, m\u00e9dicales, etc.)<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-css-opacity\"\/>\n\n\n\n<!--nextpage-->\n\n\n<h3 style=\"text-align: center;\">Premier moment du cours<br \/><span style=\"color: #ff0000;\">Conna\u00eetre&nbsp;: science et m\u00e9taphysique<\/span><\/h3>\n<p>Le cours rend compte de la naissance de la philosophie occidentale comme <em>logos<\/em> qui s\u2019oppose au <em>mythos<\/em>. L\u2019ouvrage de Leenhardt, <em>Do kamo<\/em>, et surtout le corpus ethnologique de Pierre <strong>Clastres<\/strong> initient une r\u00e9flexion sur les sciences humaines (homme, langage, soci\u00e9t\u00e9). Cette incursion ethno-historique chez les Tupi, les Cannibales de Montaigne, donne \u00e0 penser l\u2019articulation entre mythe et rite dans la pens\u00e9e sauvage. Apr\u00e8s avoir pr\u00e9cis\u00e9 la structure fondamentale des mythes, cette fois, \u00e0 partir de l\u2019exemple de la mythologie grecque, il est fait \u00e9tat des deux traditions, ionienne et italique, de la philosophie \u00e0 sa naissance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00e9tude des deux modes, physicien et pythagorico-parm\u00e9nidien, de la rationalit\u00e9 proc\u00e8de \u00e0 partir des corpus ult\u00e9rieurs d\u2019<strong>\u00c9picure<\/strong> et de <strong>Platon<\/strong>. Pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e par l\u2019analyse de la cosmologie \u00e9picurienne [<i>cf<\/i>. <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/cours-sur-le-monde\/4\/\">2.<\/a>], la lecture cursive de la <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/desir\/3\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em><span style=\"color: blue;\">Lettre \u00e0 M\u00e9n\u00e9c\u00e9e<\/span><\/em><\/a> puis celle de la <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/cours-de-philosophie-generale\/platon\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em><span style=\"color: blue;\">R\u00e9publique<\/span><\/em><\/a> que vient compl\u00e9ter d\u2019autres analyses, par exemple du <i><a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/aimer-alterite\/3\/\">Banquet<\/a><\/i>, permettent simultan\u00e9ment d\u2019\u00e9tudier la divergence de leurs \u00e9thiques. Le probl\u00e8me pos\u00e9 d\u2019entr\u00e9e de jeu est le suivant :<\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">Convient-il d\u2019adh\u00e9rer \u00e0 une \u00e9thique du plaisir de vivre qui reconna\u00eet un sens immanent \u00e0 la vie humaine, en faisant l\u2019\u00e9conomie de toute m\u00e9taphysique ? <br \/><em>ou bien&nbsp;<\/em><br \/>Faut-il au contraire admettre la m\u00e9taphysique de l\u2019Id\u00e9e du Bien pour fonder l\u2019obligation d\u2019\u00eatre vertueux et donner ainsi une fin morale ou moraliste \u00e0 l\u2019existence humaine ?<\/p>\n<\/p>\n\n\n<!--nextpage-->\n\n\n<h3 style=\"text-align: center;\">Second moment du cours<br \/><span style=\"color: #ff0000;\">Agir en soci\u00e9t\u00e9\u00a0: de l\u2019\u00e9thique \u00e0 la politique<\/span><\/h3>\n<h5><span style=\"color: #ff00ff;\"><span style=\"color: #000000;\">1. <\/span>Libert\u00e9 morale ou lib\u00e9ration \u00e9thique<\/span><\/h5>\n<h6 style=\"padding-left: 80px;\">1.0 <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/cours-sur-le-corps\/9\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"color: #99cc00;\">Spinoza<\/span><\/a><\/h6>\n<h6 style=\"padding-left: 80px;\">1.1 <span style=\"color: #99cc00;\">Descartes<\/span><\/h6>\n<h6 style=\"padding-left: 80px;\">1.2 <span style=\"color: #99cc00;\">Kant : <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/aimer-alterite\/5\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">aimer<\/a> le <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/cours-sur-le-monde\/8\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">monde<\/a><\/span><\/h6>\n<h6 style=\"padding-left: 80px;\">1.3 <span style=\"color: #99cc00;\">Sartre : la <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/aimer-alterite\/12\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">passion d&#8217;aimer<\/a><\/span><\/h6>\n<h5>2. <span style=\"color: #ff00ff;\">Les sens du politique <span style=\"color: #000000;\">[<em>cf<\/em>. le <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/politique-cours-2020\/\">cours sur la politique<\/a>]<\/span><\/span><\/h5>\n\n\n<!--nextpage-->\n\n\n<h3><span style=\"color: #0000ff;\">Le sujet humain est-il soumis \u00e0 ses propres pens\u00e9es&nbsp;?<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: right;\">[<span style=\"color: #ff00ff;\">M\u00e9thode d\u2019analyse dans le cas d\u2019un sujet paradoxal<\/span>]<\/p>\n<p style=\"padding-left: 160px;\">Comme les temps modernes nous ont habitu\u00e9s \u00e0 penser que le sujet humain est ma\u00eetre de ses propres pens\u00e9es, lesquelles d\u00e9cideraient de ses propres actions, cette th\u00e8se para\u00eet \u00e9vidente (<em>doxa<\/em>), de sorte que la th\u00e8se inverse appara\u00eet <em>para-doxale<\/em>&nbsp;: le sujet humain est soumis \u00e0 ses propres pens\u00e9es [\u0100].<br \/>Il est toujours plus facile de commencer \u00e0 expliquer la th\u00e8se mise en question que le contraire, mais dans le cas d\u2019une th\u00e8se paradoxale, il est souvent possible d\u2019inverser et de commencer par A plut\u00f4t que par \u0100\u2026 Soit les deux possibilit\u00e9s&nbsp;:<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Analyse de A en premier<\/em><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">[accroche \u00e0 trouver\u2026]<\/span> L\u2019\u00eatre <em>humain<\/em> est un \u00eatre vivant qui est <em>soumis<\/em> aux lois du d\u00e9terminisme naturel et, \u00e0 ce titre, il fait l\u2019objet de processus physiques ou physiologiques qu\u2019il subit. Ces processus en corr\u00e9lation avec le monde ext\u00e9rieur sont \u00e0 l\u2019origine des pens\u00e9es qui se produisent dans son esprit et, de ce fait, elles lui paraissent \u00eatre ses <em>propres<\/em> pens\u00e9es en raison m\u00eame du lieu o\u00f9 elles se produisent&nbsp;: son esprit, et ce alors m\u00eame qu\u2019elles sont la plupart du temps re\u00e7ues de l\u2019ext\u00e9rieur&nbsp;: ces id\u00e9es re\u00e7ues se reproduisent ainsi dans l\u2019esprit du sujet humain qui les re\u00e7oit. En ce sens, on peut d\u2019autant plus dire que le sujet est soumis \u00e0 ses <em>propres<\/em> pens\u00e9es que le terme <em>sujet<\/em>, qui se dit <em>Sub-jekt<\/em> en allemand, signifie litt\u00e9ralement la m\u00eame chose que le terme <em>soumis<\/em>&nbsp;: ce qui est jet\u00e9 dessous et supporte le reste est soumis \u00e0 ce qu\u2019il supporte ou subit, \u00e0 savoir les pens\u00e9es qui lui traversent l\u2019esprit sans qu\u2019il ne parvienne \u00e0 en ma\u00eetriser le flux au point m\u00eame qu\u2019il ne parvient pas toujours \u00e0 s\u2019en d\u00e9faire, par exemple lorsque le sujet a des id\u00e9es fixes ou obsessionnelles. Mais cette th\u00e8se paradoxale ne revient-elle pas \u00e0 faire abstraction de mani\u00e8re unilat\u00e9rale de la capacit\u00e9 du sujet \u00e0 se rendre ma\u00eetre des pens\u00e9es qui se produisent en lui, alors m\u00eame qu\u2019il dispose tout naturellement d\u2019un esprit critique qui lui permet de mettre en question et de rejeter les pens\u00e9es qu\u2019il d\u00e9sapprouve&nbsp;? Ne faudrait-il pas plut\u00f4t penser que le sujet humain est parfaitement capable de soumettre ses propres pens\u00e9es aux d\u00e9cisions conscientes de son jugement \u00e9clair\u00e9 et de sa volont\u00e9 libre&nbsp;?<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Analyse de \u0100 en premier<\/em><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">[accroche \u00e0 trouver\u2026]<\/span> L\u2019\u00eatre humain est un \u00eatre vivant qui est soumis aux lois du d\u00e9terminisme naturel et, \u00e0 ce titre, il fait l\u2019objet de processus physiques ou physiologiques qu\u2019il subit. Mais il est \u00e9galement <em>sujet<\/em> des initiatives qu\u2019il prend&nbsp;: le sujet humain est en effet un centre d\u2019initiatives individuelles \u00e0 l\u2019origine de ses pens\u00e9es, de ses paroles et de ses actions. Avant m\u00eame d\u2019agir, il pense en effet ses motifs et son int\u00e9r\u00eat \u00e0 passer \u00e0 l\u2019acte&nbsp;: il \u00e9value ou soup\u00e8se la valeur de ses propres pens\u00e9es. <em>Penser<\/em>, c\u2019est peser le pour ou le contre dans un dialogue int\u00e9rieur avec soi-m\u00eame qui n\u2019est pas soumis \u00e0 la contrainte de pressions ext\u00e9rieures&nbsp;: m\u00eame si les autres font pression sur moi, je peux continuer \u00e0 penser ce que je veux en mon for int\u00e9rieur. En raison de la capacit\u00e9 de penser dont il dispose tout naturellement, <em>le sujet humain<\/em> <em>est <\/em>ainsi <em>ma\u00eetre de ses propres pens\u00e9es<\/em> <span style=\"color: #ff0000;\">[=\u0100 &amp; argument qui rend \u0100 cr\u00e9dible =]<\/span>. C\u2019est le sujet lui-m\u00eame qui d\u00e9cide volontairement et consciemment de ce qu\u2019il pense, gr\u00e2ce \u00e0 son libre-arbitre, comme s\u2019il \u00e9tait un ma\u00eetre dans l\u2019empire int\u00e9rieur qu\u2019il domine&nbsp;: il <em>soumet<\/em> ses pens\u00e9es \u00e0 sa propre logique. Par cons\u00e9quent, ses pens\u00e9es sont bien les siennes, ses<em> propres<\/em> pens\u00e9es, dans la mesure o\u00f9 elles sont soumises \u00e0 la d\u00e9cision consciente du sujet, sinon de les produire, du moins de les accepter comme siennes en se les appropriant. Mais n\u2019y a-t-il pas l\u00e0 une illusion narcissique du sujet qui se croit \u00e0 tort ma\u00eetre de ses propres pens\u00e9es, <span style=\"color: #ff0000;\">[=objection \u00e0 \u0100 &amp; argument de l\u2019objection qui la rend cr\u00e9dible =]<\/span> alors qu\u2019il ignore les raisons qui le poussent \u00e0 penser ce qu\u2019il pense&nbsp;?<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Autre formulation possible de la m\u00eame objection <\/em><\/p>\n<p style=\"padding-left: 40px;\">Mais n\u2019y a-t-il pas l\u00e0 une illusion de la conscience que le sujet a de lui-m\u00eame sans percevoir les cha\u00eenes de production des pens\u00e9es qui les lui imposent dans son for int\u00e9rieur&nbsp;?<\/p>\n<p>Ne faudrait-il pas au contraire penser que <em>le sujet humain est soumis \u00e0 ses propres pens\u00e9es<\/em> <span style=\"color: #ff0000;\">[= A avec son argument =]<\/span> qui s\u2019imposent \u00e0 lui sans m\u00eame qu\u2019il ne s\u2019en rende compte&nbsp;? Il faudrait ainsi se demander si le sujet, conform\u00e9ment \u00e0 la signification litt\u00e9rale du terme, ne serait pas plut\u00f4t <em>sou-mis<\/em> \u00e0 ses propres pens\u00e9es, comme le sont les sujets <em>du<\/em> roi sur le plan politique ou comme un patient est <em>sujet \u00e0<\/em> une infection <span style=\"color: #ff0000;\">[d\u00e9finition du terme du libell\u00e9 du sujet qui n\u2019avait pas pu l\u2019\u00eatre \u00e0 propos de A en raison du fait d\u2019avoir commenc\u00e9 par l\u2019analyse de \u0100]<\/span>. C\u2019est la confusion entre le sujet et la conscience qu\u2019il a de soi qui serait ainsi la source de l\u2019illusion que le sujet a d\u2019\u00eatre \u2013 selon l\u2019expression de Freud dans <u>Le \u00e7a et le moi<\/u> (1923)\u2013 \u00ab&nbsp;ma\u00eetre dans sa propre maison&nbsp;\u00bb, alors qu\u2019il subit en v\u00e9rit\u00e9 des pens\u00e9es qui s\u2019imposent \u00e0 lui <span style=\"color: #ff0000;\">[=argument d\u2019autorit\u00e9 fond\u00e9 sur des r\u00e9f\u00e9rences allusives pour rendre cr\u00e9dible \u0100]<\/span>&nbsp;: ce qui est vrai non seulement des id\u00e9es fixes ou obsessionnelles, mais \u00e9galement des pr\u00e9jug\u00e9s qui nous sont inculqu\u00e9es d\u00e8s l\u2019enfance, tout comme des repr\u00e9sentations doctrinales que l\u2019id\u00e9ologie dominante impose \u00e0 notre conscience en nous endoctrinant [allusions transparentes \u00e0 Descartes puis \u00e0 Marx]. Le sujet humain subirait ainsi l\u2019essentiel de ce qui lui arrive et il serait donc soumis en premier lieu aux pens\u00e9es que son \u00e9poque et son milieu imposent \u00e0 son esprit&nbsp;: le d\u00e9terminisme historique en g\u00e9n\u00e9ral et les d\u00e9terminismes socio-culturels en particulier rendent raison des pens\u00e9es qui s\u2019imposent au sujet en son for int\u00e9rieur. Ce serait paradoxal, car ce qui para\u00eet<em> propre<\/em> au sujet, \u00e0 cause du lieu o\u00f9 cela se produit&nbsp;: dans son propre esprit, proviendrait uniquement d\u2019une appropriation de pens\u00e9es \u00e0 l\u2019origine \u00e9trang\u00e8res. En somme, il s\u2019agirait de savoir si le sujet humain soumet ses propres pens\u00e9es aux d\u00e9cisions conscientes de son libre-arbitre ou bien s\u2019il est au contraire paradoxalement soumis \u00e0 des pens\u00e9es qu\u2019il ne ma\u00eetrise pas du tout.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">I<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 son libre-arbitre, le sujet ma\u00eetre de soi soumet sciemment et volontairement ses propres pens\u00e9es \u00e0 son propre jugement en s\u2019appropriant les id\u00e9es re\u00e7ues ou en les invalidant. Le sujet est ainsi ma\u00eetre de ses pens\u00e9es, qu\u2019il les produise ou qu\u2019il les re-produise en reprenant consciemment les pens\u00e9es des autres.<\/p>\n<p>Par sa facult\u00e9 \u00e0 penser par soi-m\u00eame, le sujet est parfaitement capable de produire des pens\u00e9es qui, \u00e0 l\u2019origine, peuvent \u00eatre celles des autres et qui le sont d\u2019ailleurs la plupart du temps. Mais le sujet s\u2019approprie de telles pens\u00e9es en les comprenant, de telle sorte qu\u2019elles deviennent siennes&nbsp;: ce sont ses <em>propres<\/em> pens\u00e9es en tant que d\u00e9terminations de l\u2019esprit du sujet pensant. Comme Hegel l\u2019explique dans son programme d\u2019enseignement, cela est vrai tout autant de la compr\u00e9hension du th\u00e9or\u00e8me de Pythagore que de l\u2019apprentissage de la d\u00e9finition aristot\u00e9licienne des cat\u00e9gories de substance et de cause. Gr\u00e2ce \u00e0 son entendement qui lui permet d\u2019entendre au sens de comprendre, le sujet est donc bien ma\u00eetre de ses propres pens\u00e9es. Mais en quoi consiste l\u2019entendement comme lumi\u00e8re naturelle de son esprit&nbsp;?<\/p>\n<p>Le sujet humain dispose naturellement d\u2019un esprit qui lui permet de comprendre en s\u2019interrogeant sur la validit\u00e9 des pens\u00e9es dont il prend conscience. Le sujet a par suite la capacit\u00e9 de mettre les id\u00e9es re\u00e7ues en question gr\u00e2ce \u00e0 la volont\u00e9 infinie dont il est naturellement pourvu. Ce dont Descartes donne l\u2019exemple dans les <u>M\u00e9ditations<\/u> <u>m\u00e9taphysiques<\/u> en d\u00e9cidant volontairement de consid\u00e9rer comme fausses les id\u00e9es simplement douteuses. Cette d\u00e9marche cart\u00e9sienne du doute hyperbolique prouve en g\u00e9n\u00e9ral la capacit\u00e9 du sujet humain \u00e0 v\u00e9rifier la v\u00e9rit\u00e9 des id\u00e9es re\u00e7ues. Ayant \u00e9prouv\u00e9 la v\u00e9rit\u00e9 indubitable de l\u2019intuition instantan\u00e9e du <em>cogito ergo sum<\/em>, Descartes montre ensuite que le sujet qui pense pr\u00e9suppose une substance pensante comme condition de possibilit\u00e9 de la permanence de sa pens\u00e9e dans le temps et, donc, de la capacit\u00e9 constante de l\u2019esprit \u00e0 produire des pens\u00e9es&nbsp;: c\u2019est ainsi cette sub-stance qui supporte et produit les pens\u00e9es que l\u2019esprit est capable d\u2019approuver en \u00e9prouvant leur v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 partir du crit\u00e8re de la clart\u00e9 et distinction des id\u00e9es. C\u2019est donc bien le sujet qui est \u00e0 l\u2019origine des pens\u00e9es produites dans et par son propre esprit. Descartes propose <em>de facto<\/em> une fondation ontologique de la capacit\u00e9 du libre-arbitre du sujet \u00e0 choisir ses propres pens\u00e9es. Reste que cette capacit\u00e9 r\u00e9clame du courage pour \u00eatre mise en \u0153uvre, c\u2019est-\u00e0-dire une force d\u2019\u00e2me ou un caract\u00e8re que chacun ne s\u2019est pas r\u00e9solument forg\u00e9.<\/p>\n<p>Si le sujet a la capacit\u00e9 de penser par lui-m\u00eame et donc de soumettre ses propres pens\u00e9es et celles des autres \u00e0 son propre jugement, il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019il lui faut cultiver cette facult\u00e9 de juger en l\u2019exer\u00e7ant courageusement. C\u2019est ce \u00e0 quoi Kant exhorte en 1784 au tout d\u00e9but de son opuscule sur les Lumi\u00e8res. Le sujet humain doit \u00eatre r\u00e9solu \u00e0 se servir de son <em>propre<\/em> entendement sans se soumettre au jugement de quelqu\u2019un d\u2019autre, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un m\u00e9decin pr\u00e9occup\u00e9 de la sant\u00e9 de son corps ou d\u2019un pasteur en charge du salut des \u00e2mes. Il lui faut r\u00e9solument se lib\u00e9rer de ces tuteurs qui l\u2019asservissent et cesser de reprendre sans r\u00e9fl\u00e9chir, b\u00eatement ou m\u00e9caniquement, des formules toutes faites et des pr\u00e9ceptes r\u00e9glementaires qui sont des instruments m\u00e9caniques d\u2019un mauvais usage des dons naturels du sujet&nbsp;: Kant appelle de ses v\u0153ux une telle \u00ab&nbsp;r\u00e9forme de la mani\u00e8re de penser&nbsp;\u00bb qui permet au sujet de cesser de se fier \u00e0 la r\u00e9putation des gens qui font autorit\u00e9 pour juger par soi-m\u00eame en toute libert\u00e9. M\u00eame si le sujet humain est tr\u00e8s loin d\u2019\u00eatre toujours ma\u00eetre de ses propres pens\u00e9es, faute d\u2019en avoir le courage, c\u2019est dire qu\u2019il en a du moins la capacit\u00e9 naturelle en raison du libre arbitre, qui caract\u00e9rise son esprit, et de l\u2019esprit critique qui structure sa facult\u00e9 de juger.<\/p>\n<p>En tant que conscience de soi, le sujet est bel et bien capable de contr\u00f4ler ou de ma\u00eetriser ses propres pens\u00e9es. Mais, en s\u2019identifiant \u00e0 la conscience de soi, le sujet ne serait-il pas victime d\u2019une illusion qui l\u2019am\u00e8ne \u00e0 se croire ma\u00eetre de ses propres pens\u00e9es sans avoir conscience des d\u00e9terminations qui l\u2019affectent, c\u2019est-\u00e0-dire des causes qui produisent ses pens\u00e9es&nbsp;? Ne faudrait-il pas dans ces conditions reconna\u00eetre que le sujet humain est au contraire soumis \u00e0 ses propres pens\u00e9es qu\u2019il subit&nbsp;?<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">II<\/p>\n<p>Le sujet humain est soumis \u00e0 ses propres pens\u00e9es. Le sujet est ainsi paradoxalement soumis \u00e0 des pens\u00e9es qu\u2019il ne ma\u00eetrise pas du tout et qui s\u2019imposent \u00e0 lui, de l\u2019ext\u00e9rieur et\/ou en son for int\u00e9rieur. En corr\u00e9lation avec le monde ext\u00e9rieur, les pens\u00e9es lui traversent l\u2019esprit sans qu\u2019il ne parvienne \u00e0 en ma\u00eetriser le flux au point m\u00eame de ne pas parvenir \u00e0 s\u2019en d\u00e9faire.<\/p>\n<p style=\"padding-left: 80px;\">Le sujet humain est soumis aux pens\u00e9es que lui impose la soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle il vit. C\u2019est vrai d\u00e8s la pens\u00e9e primitive qui s\u2019exprime dans les mythes. <span style=\"color: #ff0000;\">[argument qui serait \u00e0 d\u00e9velopper soit \u00e0 partir d\u2019une r\u00e9f\u00e9rence ethnologique, soit par exemple \u00e0 partir de la conscience collective dont parle Durkheim]<\/span><\/p>\n<p>La plupart du temps venues de l\u2019ext\u00e9rieur, les id\u00e9es re\u00e7ues sont des pens\u00e9es qui se reproduisent dans l\u2019esprit du sujet humain qui les re\u00e7oit. Il subit ainsi en premier lieu les pens\u00e9es que lui impose l\u2019\u00e9poque, de sorte que le sujet n\u2019est pas ma\u00eetre de ses propres pens\u00e9es, puisqu\u2019il est pouss\u00e9 \u00e0 penser ce qu\u2019il pense. [=\u00e9nonc\u00e9 de l\u2019argument avant la r\u00e9f\u00e9rence qui doit \u00eatre pr\u00e9cise et citer l\u2019ouvrage dont le titre est \u00e0 souligner=] \u00c0 suivre l\u2019<u>Ethique<\/u> de Spinoza, il y a un d\u00e9terminisme des pens\u00e9es, c\u2019est-\u00e0-dire un encha\u00eenement logique des id\u00e9es qui se produit parall\u00e8lement au d\u00e9terminisme naturel des ph\u00e9nom\u00e8nes mat\u00e9riels&nbsp;: ce qui correspond \u00e0 la production d\u2019\u00e9tats d\u2019\u00e2me et donc de pens\u00e9es qui correspondent tr\u00e8s exactement aux \u00e9tats du corps, conform\u00e9ment \u00e0 la th\u00e8se spinoziste d\u2019apr\u00e8s laquelle l\u2019esprit est l\u2019id\u00e9e du corps (<em>mens idea corporis<\/em>). Loin que le sujet puisse penser ce qu\u2019il veut, comme s\u2019il \u00e9tait \u00ab&nbsp;un empire dans un empire&nbsp;\u00bb, il ne peut penser que les id\u00e9es tronqu\u00e9es qui s\u2019imposent \u00e0 son esprit avant de pouvoir concevoir les id\u00e9es vraies gr\u00e2ce \u00e0 la raison. Le sujet a <u>donc<\/u> l\u2019illusion de contr\u00f4ler ses propres pens\u00e9es parce qu\u2019il se fie \u00e0 la conscience qu\u2019il en a sans pouvoir \u00e0 ce moment reconstituer les cha\u00eenes de causalit\u00e9 productrice de ces \u00e9tats de conscience. <span style=\"color: #ff0000;\">[=reformulation conclusive de l\u2019argument, avant une transition = encore \u00e0 r\u00e9diger]<\/span><\/p>\n<pre style=\"padding-left: 40px;\">\u00ab&nbsp;Ceux qui ont \u00e9crit sur les Affections et la conduite de la vie humaine semblent, pour la plupart, traiter non de choses naturelles qui suivent les lois communes de la Nature mais de choses qui sont hors de la Nature. En v\u00e9rit\u00e9, on dirait qu\u2019ils con\u00e7oivent <span style=\"color: #0000ff;\">l\u2019homme dans la Nature comme un empire dans un empire<\/span>. Ils croient, en effet, que l\u2019homme trouble l\u2019ordre de la Nature plut\u00f4t qu\u2019il ne le suit, qu\u2019il a sur ses propres actions un pouvoir absolu et ne tire que de lui-m\u00eame sa d\u00e9termination. Ils cherchent donc la cause de l\u2019impuissance et de l\u2019inconstance humaines, non dans la puissance commune de la Nature, mais dans je ne sais quel vice de la nature humaine et, pour cette raison, pleurent \u00e0 son sujet, la raillent, la m\u00e9prisent ou le plus souvent la d\u00e9testent : qui sait le plus \u00e9loquemment ou le plus subtilement censurer l\u2019impuissance de l\u2019\u00c2me humaine est tenu pour divin. Certes n\u2019ont pas manqu\u00e9 les hommes \u00e9minents (au labeur et \u00e0 l\u2019industrie desquels nous avouons devoir beaucoup) pour \u00e9crire sur la conduite droite de la vie beaucoup de belles choses, et donner aux mortels des conseils pleins de prudence ; mais, quant \u00e0 d\u00e9terminer la nature et les forces des Affections, et ce que peut l\u2019\u00c2me de son c\u00f4t\u00e9 pour les gouverner, nul, que je sache, ne l\u2019a fait. A la v\u00e9rit\u00e9, le tr\u00e8s c\u00e9l\u00e8bre <span style=\"color: #ff0000;\">Descartes<\/span>, bien qu\u2019il ait admis le pouvoir absolu de l\u2019\u00c2me sur ses actions, a tent\u00e9, je le sais, d\u2019expliquer les Affections humaines par leurs premi\u00e8res causes et de montrer en m\u00eame temps par quelle voie <span style=\"color: #0000ff;\">l\u2019\u00e2me peut prendre sur les Affections un empire absolu<\/span> ; mais, \u00e0 mon avis, il n\u2019a rien montr\u00e9 que la p\u00e9n\u00e9tration de son grand esprit comme je l\u2019\u00e9tablirai en son lieu.&nbsp;\u00bb [<span style=\"color: #ff0000;\">Spinoza, <u>Ethique<\/u>, pr\u00e9face au livre&nbsp;III<\/span>].<\/pre>\n<p>Non seulement les pens\u00e9es s\u2019imposent au sujet, mais \u00e9galement l\u2019id\u00e9e m\u00eame que le sujet a de lui-m\u00eame est elle aussi d\u00e9termin\u00e9e. Contre l\u2019illusion logico-grammaticale du sujet, Nietzsche avance contre Descartes que <em>\u00e7a<\/em> pense en moi. <span style=\"color: #ff0000;\">[argument \u00e0 d\u00e9velopper]<\/span><\/p>\n<p>Chaque sujet est de surcro\u00eet soumis aux pens\u00e9es qui s\u2019imposent au sein de l\u2019exp\u00e9rience int\u00e9rieure, et ce en contradiction avec l\u2019auto-illusionnement de la conscience m\u00eame du sujet qui s\u2019identifie en toute confusion au sujet lui-m\u00eame pour refouler tout que le sujet subit en v\u00e9rit\u00e9 et qui se passe en lui. Selon cet argument, le d\u00e9terminisme psychique que Freud d\u00e9fend au d\u00e9but des <u>Cinq le\u00e7ons sur la psychanalyse<\/u> fait que le sujet est un patient en souffrance en raison du manque qu\u2019il ressent&nbsp;: ce dont les id\u00e9es fixes et les pens\u00e9es \u00e9tranges (<em>unheimlich<\/em>) sont le signe inqui\u00e9tant au m\u00eame titre que les lapsus.<\/p>\n<p>Loin de pouvoir soumettre ses pens\u00e9es \u00e0 son libre-arbitre, le sujet est bel et bien forc\u00e9 de penser les id\u00e9es qui lui viennent \u00e0 l\u2019esprit <span style=\"color: #ff0000;\">[reformulation conclusive de la th\u00e8se soutenue dans la partie, laquelle doit s\u2019efforcer de varier les termes employ\u00e9s et orienter la reformulation de sorte \u00e0 pr\u00e9parer l\u2019objection vers III = ]<\/span> Mais&#8230;<\/p>\n\n\n<!--nextpage-->\n\n\n<h3 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Peut-on penser ce que l\u2019on veut\u00a0?<\/span><\/h3>\n<p><span style=\"color: #ff0000;\">[accroche \u00e0 trouver\u2026]<\/span> L\u2019\u00eatre humain est un \u00eatre vivant pourvu de conscience qui <em>pense<\/em> tout naturellement ce qu\u2019il a dans l\u2019esprit. <em>Penser<\/em>, c\u2019est litt\u00e9ralement peser le pour ou le contre de ce que l\u2019on pense, m\u00eame furtivement, \u00e0 travers une sorte de dialogue avec soi-m\u00eame. <span style=\"color: #ff0000;\">[d\u00e9finition du terme principal du sujet qui introduit d\u2019autres termes du sujet sans que les d\u00e9finitions qui s\u2019encha\u00eenent ne soient juxtapos\u00e9es]<\/span> Dans la mesure o\u00f9 l\u2019on ne peut \u00eatre contraint de l\u2019ext\u00e9rieur \u00e0 penser ce qu\u2019on pense dans son for int\u00e9rieur, on peut donc penser <em>ce que l\u2019on veut<\/em>, c\u2019est-\u00e0-dire ce que l\u2019on d\u00e9sire ou souhaite. Ce qui vaut en premier lieu de la foi religieuse et des convictions morales ou politiques. M\u00eame en cas d\u2019oppression de la part d\u2019autorit\u00e9s ou de groupes de pression, la libert\u00e9 de conscience en mati\u00e8re religieuse est en ce sens pr\u00e9serv\u00e9e dans l\u2019intimit\u00e9 m\u00eame de l\u2019esprit pensant. <span style=\"color: #ff0000;\">[= argument qui rend A cr\u00e9dible =]<\/span> Chacun peut donc penser ce qu\u2019il veut en tant m\u00eame qu\u2019il d\u00e9cide de ce qu\u2019il pense, comme s\u2019il \u00e9tait un ma\u00eetre dans l\u2019empire intime de son esprit qu\u2019il domine\u00a0; par suite, ses pens\u00e9es sont bien les siennes, dans la mesure o\u00f9 ses propres pens\u00e9es sont soumises \u00e0 la d\u00e9cision consciente du sujet, sinon de les produire, du moins de les accepter comme siennes en se les appropriant. Or cette <em>possibilit\u00e9<\/em> que l\u2019on a de penser ce que l\u2019on veut est pr\u00e9cis\u00e9ment fond\u00e9e sur la volont\u00e9 comme facult\u00e9 de l\u2019esprit qui donne \u00e0 l\u2019\u00eatre humain la <em>capacit\u00e9<\/em> naturelle de d\u00e9cider d\u2019approuver ou de d\u00e9sapprouver, apr\u00e8s r\u00e9flexion, les pens\u00e9es pr\u00e9sentes \u00e0 son esprit. <u>Mais<\/u> n\u2019y a-t-il pas l\u00e0 une illusion \u00e0 croire pouvoir penser ce que l\u2019on veut, <span style=\"color: #ff0000;\">[=objection &amp; argument de l\u2019objection qui la rend cr\u00e9dible =]<\/span> <u>alors m\u00eame que<\/u> la conscience de l\u2019\u00eatre humain ignore ou oublie les influences d\u00e9terminantes \u00e0 l\u2019origine des pens\u00e9es qui la pr\u00e9occupe actuellement\u00a0? Ne faudrait-il pas au contraire admettre qu\u2019<em>on ne peut <\/em>de facto<em> penser que ce qui s\u2019impose \u00e0 l\u2019esprit<\/em> <span style=\"color: #ff0000;\">[= \u0100 avec son argument =]<\/span> en raison des cha\u00eenes de production des pens\u00e9es qui d\u00e9terminent l\u2019esprit \u00e0 les penser\u00a0? Alors qu\u2019on pense \u00e0 tout instant sans n\u00e9cessairement penser ce que l\u2019on est en train de penser, la possibilit\u00e9 de choisir de penser ce que l\u2019on veut serait une pure et simple fiction au regard du fait que l\u2019esprit subit constamment des pens\u00e9es qui s\u2019imposent \u00e0 lui. On en ferait en effet l\u2019exp\u00e9rience \u00e0 la fois au niveau personnel des pens\u00e9es qui obs\u00e8dent notre esprit sans que nous sachions d\u2019o\u00f9 elles viennent et sur le plan culturel des repr\u00e9sentations collectives qui nous d\u00e9terminent \u00e0 croire ce que nous croyons <span style=\"color: #ff0000;\">[=argument \u0100]<\/span>. Comme Freud l\u2019a montr\u00e9, nos pens\u00e9es les plus intimes seraient ainsi soumises au d\u00e9terminisme psychique, pendant que nos pens\u00e9es les plus communes seraient partag\u00e9es avec les autres conform\u00e9ment au d\u00e9terminisme ethno-sociologique qui configure historiquement la production des pens\u00e9es que l\u2019\u00e9poque impose \u00e0 tout le monde sans exception <span style=\"color: #ff0000;\">[=argument d\u2019autorit\u00e9 fond\u00e9 sur des r\u00e9f\u00e9rences allusives pour rendre cr\u00e9dible \u0100]<\/span>. <u>En somme<\/u>, il s\u2019agirait de savoir si l\u2019on est naturellement capable de choisir de penser ce que l\u2019on pense en raison non pas tant de la lumi\u00e8re naturelle qu\u2019est la raison, mais bien plut\u00f4t de la facult\u00e9 de l\u2019esprit qu\u2019est la volont\u00e9 libre de d\u00e9cider de ce que l\u2019esprit pense, ou bien au contraire si l\u2019on est soumis au flux des pens\u00e9es qui s\u2019imposent \u00e0 l\u2019esprit de sorte qu\u2019on a uniquement la capacit\u00e9 de penser ce qui est donn\u00e9 de penser \u00e0 l\u2019esprit <span style=\"color: #ff0000;\">[A ou \u0100 = r\u00e9capitulatif de la probl\u00e9matisation qui prend soin de rappeler les arguments des deux positions]. <\/span><u>Reste \u00e0 savoir s<\/u>\u2019il ne conviendrait pas de reconna\u00eetre au niveau socio-politique le droit, non pas de penser ce que l\u2019on veut, mais de dire ce que l\u2019on pense et m\u00eame ce que l\u2019on ressent\u00a0: ce qui ne signifie pas qu\u2019il soit permis de tout dire en public <span style=\"color: #ff0000;\">[la formulation de la 3e position doit \u00eatre suffisamment claire pour \u00eatre compr\u00e9hensible et \u00e0 nouveau reprendre les termes du sujet]<\/span><\/p>\n<p>On a la capacit\u00e9 et on a donc la possibilit\u00e9 de penser ce que l\u2019on veut, dans la mesure o\u00f9 chacun est capable de soumettre ses propres pens\u00e9es aux d\u00e9cisions conscientes de sa libre volont\u00e9 et de son libre-arbitre, m\u00eame si on est tr\u00e8s loin d\u2019\u00eatre r\u00e9solu \u00e0 le faire tout le temps. <span style=\"color: #ff0000;\">[il faut \u00e9crire 4 ou 5 lignes pour reformuler la th\u00e8se soutenue, et annoncer un ou deux arguments qui vont \u00eatre d\u00e9velopp\u00e9s (ici, il est fait allusion \u00e0 l\u2019argument inspir\u00e9 de Descartes, puis de Kant) en les reliant entre eux = il faut \u00e9viter de juxtaposer trois arguments h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes, que ce soit dans l\u2019introduction ou dans la partie elle-m\u00eame\u00a0: \u00ab\u00a0Tout d\u2019abord\u2026 Ensuite\u2026 Enfin\u2026\u00a0\u00bb est proscrit\u2026]<\/span><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: line-through;\">L\u2019\u00eatre humain a la capacit\u00e9 de mettre les id\u00e9es re\u00e7ues en question par la d\u00e9marche cart\u00e9sienne du doute gr\u00e2ce \u00e0 la volont\u00e9 infinie dont il est naturellement pourvu.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: line-through;\">Cela r\u00e9clame une force d\u2019\u00e2me ou un caract\u00e8re que chacun ne s\u2019est pas r\u00e9solument forg\u00e9. Kant<\/span><\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: line-through;\">On a la facult\u00e9 \u00e0 penser par soi-m\u00eame, c\u2019est \u00e0 dire de produire des pens\u00e9es qui peuvent \u00eatre \u00e0 l\u2019origine celles des autres, mais qu\u2019on s\u2019approprie en les comprenant. Hegel. Chacun pense donc bien ce qu\u2019il veut bien reconna\u00eetre comme vrai.<\/span> <span style=\"color: #ff0000;\">[non r\u00e9dig\u00e9]<\/span><\/p>\n<p>Il nous est donc possible de penser ce que nous voulons gr\u00e2ce au libre-arbitre, lequel nous donne la capacit\u00e9 de contr\u00f4ler ou de ma\u00eetriser nos propres pens\u00e9es. Encore faut-il en avoir la volont\u00e9. Mais, en s\u2019identifiant \u00e0 la conscience qu\u2019on a de soi-m\u00eame, ne serait-on pas victime d\u2019une illusion narcissique <span style=\"color: #ff0000;\">[=adjectif rendant cr\u00e9dible l\u2019objection &amp; argument de l\u2019objection=]<\/span> qui am\u00e8ne \u00e0 se croire ma\u00eetre de ses propres pens\u00e9es du fait m\u00eame qu\u2019on ignore les causes qui les produisent\u00a0? Ne faudrait-il pas, dans ces conditions, reconna\u00eetre au contraire qu\u2019on ne peut penser que ce qui s\u2019impose \u00e0 l\u2019esprit dans la mesure m\u00eame o\u00f9 l\u2019on subit ses propres pens\u00e9es\u00a0? <span style=\"color: #ff0000;\">[=annonce de la th\u00e8se suivante par une question dite rh\u00e9torique]<\/span><\/p>\n<p>L\u2019\u00eatre humain est paradoxalement soumis \u00e0 des pens\u00e9es qu\u2019il ne ma\u00eetrise pas du tout. En corr\u00e9lation avec le monde ext\u00e9rieur, les pens\u00e9es lui traversent l\u2019esprit sans qu\u2019il ne parvienne \u00e0 en ma\u00eetriser le flux au point m\u00eame de ne pas parvenir \u00e0 s\u2019en d\u00e9faire.<\/p>\n<p>La plupart du temps venues de l\u2019ext\u00e9rieur, les id\u00e9es re\u00e7ues sont des pens\u00e9es qui se reproduisent dans l\u2019esprit de l\u2019\u00eatre humain qui les re\u00e7oit. On subit ainsi en premier lieu les pens\u00e9es qu\u2019impose l\u2019\u00e9poque\u00a0: le d\u00e9terminisme historique donc, mais aussi les d\u00e9terminismes socio-culturels, etc., font qu\u2019on ne pense pas ce que l\u2019on veut, mais qu\u2019on est pouss\u00e9 \u00e0 penser ce que l\u2019on pense. <span style=\"color: #ff0000;\">[=\u00e9nonc\u00e9 de l\u2019argument avant la r\u00e9f\u00e9rence qui doit \u00eatre pr\u00e9cise et citer l\u2019ouvrage dont le titre est \u00e0 souligner=]<\/span> \u00c0 suivre <u>l\u2019\u00c9thique<\/u> de Spinoza, il y a un d\u00e9terminisme des pens\u00e9es, c\u2019est-\u00e0-dire un encha\u00eenement logique des id\u00e9es qui se produit parall\u00e8lement au d\u00e9terminisme naturel des ph\u00e9nom\u00e8nes mat\u00e9riels\u00a0: ce qui correspond \u00e0 la production d\u2019\u00e9tats d\u2019\u00e2me et donc de pens\u00e9es qui correspondent tr\u00e8s exactement aux \u00e9tats du corps, conform\u00e9ment \u00e0 la th\u00e8se spinoziste que l\u2019esprit est l\u2019id\u00e9e du corps (<em>mens idea corporis<\/em>). Loin de penser ce que l\u2019on veut, on ne peut penser que les id\u00e9es tronqu\u00e9es qui s\u2019imposent \u00e0 notre esprit avant de pouvoir concevoir les id\u00e9es vraies gr\u00e2ce \u00e0 la raison. On a <u>donc<\/u> l\u2019illusion de contr\u00f4ler ses propres pens\u00e9es parce qu\u2019on se fie \u00e0 la conscience qu\u2019on en a sans pouvoir \u00e0 ce moment reconstituer les cha\u00eenes de causalit\u00e9 productrice de ces \u00e9tats de conscience. <span style=\"color: #ff0000;\">[=reformulation conclusive de l\u2019argument, avant une transition = encore \u00e0 r\u00e9diger]<\/span><\/p>\n<p>Non seulement les pens\u00e9es s\u2019imposent \u00e0 moi, mais \u00e9galement l\u2019id\u00e9e m\u00eame que j\u2019ai de moi-m\u00eame est d\u00e9termin\u00e9e. Contre l\u2019illusion logico-grammaticale du sujet, Nietzsche avance contre Descartes que <em>\u00e7a<\/em> pense en moi. <span style=\"color: #ff0000;\">[argument \u00e0 d\u00e9velopper]<\/span><\/p>\n<p>Chacun est ainsi soumis aux pens\u00e9es qui s\u2019imposent au sein de l\u2019exp\u00e9rience int\u00e9rieure, et ce en contradiction avec l\u2019auto-illusionnement de la conscience m\u00eame du sujet qui s\u2019identifie en toute confusion au sujet lui-m\u00eame pour refouler tout que le sujet subit en v\u00e9rit\u00e9 et qui se passe en lui. Selon cet argument, le d\u00e9terminisme psychique que Freud d\u00e9fend au d\u00e9but des <u>Cinq le\u00e7ons sur la psychanalyse<\/u> fait que le sujet est un patient en souffrance en raison du manque qu\u2019il ressent\u00a0: ce dont les id\u00e9es fixes et les pens\u00e9es \u00e9tranges (<em>unheimlich<\/em>) sont le signe inqui\u00e9tant au m\u00eame titre que les lapsus.<\/p>\n<p>Loin de pouvoir penser ce que l&#8217;on veut, on est bien forc\u00e9 de penser les id\u00e9es qui nous viennent \u00e0 l\u2019esprit <span style=\"color: #ff0000;\">[reformulation conclusive de la th\u00e8se soutenue dans la partie, laquelle doit s\u2019efforcer de varier les termes employ\u00e9s et orienter la reformulation de sorte \u00e0 pr\u00e9parer l\u2019objection]<\/span>. Mais&#8230;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans sa phase initiale, le cours se pr\u00e9sente l\u2019air de rien sous la figure d\u2019une dissertation construite en deux temps trois mouvements, puisque le troisi\u00e8me moment est moins trait\u00e9 qu\u2019indiqu\u00e9. &hellip; <a href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/cours-de-philosophie-generale\/\" class=\"more-link\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\"> &#8220;cours de philosophie g\u00e9n\u00e9rale&#8221;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":463,"menu_order":3,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-1022","page","type-page","status-publish","hentry"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>cours de philosophie g\u00e9n\u00e9rale - per turbas<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"turba perturbation philosophie politique mouvement mobilisation soci\u00e9t\u00e9 inconscient psychanalyse ethnologie anthropologie pol\u00e9mique nature Clastres Kant per-turbas\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/cours-de-philosophie-generale\/\" \/>\n<link rel=\"next\" href=\"https:\/\/www.per-turbas.fr\/index.php\/cours-2020-2023-ferrie\/cours-de-philosophie-generale\/2\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"en_US\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"cours de philosophie g\u00e9n\u00e9rale - 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